Le collectionneur et les financiers
Collectionneur, depuis tout petit, de voitures miniatures, Dominique Malartre a fait de sa passion son métier.
Ayant pendant longtemps parcouru, à travers toute la France, les bourses d'échange, salons d'exposition et autres concentrations dans le domaine des jouets anciens pour garçons (voitures à l'échelle 1/43e, trains avec leur décor complet …), il veut désormais avoir pignon sur rue. Trouvant, voici trois ans, une petite vitrine au 12 cours Lieutaud à Marseille, il se dit qu'elle fera son affaire. Juste derrière, il crée son petite magasin, d'à peine 12 mètres carrés, à l'enseigne " Caprice 43 ". Armé de modestes ambitions, il décore la devanture, espérant glaner ça et là un client tout en continuant de traiter, sur place cette fois, avec les gens qu'il rencontrait durant sa période itinérante. " En fait, confie-t-il à CGA 13 Actualités, ma vitrine a séduit de nombreux curieux, au sens positif, et attiré une nouvelle clientèle, si bien que, rapidement, je me suis senti à l'étroit. Le local contigu de 30 mètres carrés étant disponible, j'ai décidé de l'acquérir au prix modique de 145 000 F.
Compromis en mains, Dominique Malartre va éprouver quelques difficultés de communication avec sa banque. " Je disposais d'une capacité d'autofinancement de 350 000 F que je préférais conserver. Ma demande fut examinée au bout de trois semaines. La banque exigeait de ma part un apport personnel et l'octroi de lourdes garanties. Je lui ai donc proposé de ne me prêter que 100 000 F. Nouveau délai d'attente : 15 jours. N'en pouvant plus - la signature de l'acte chez le notaire approchait à grands pas - je me suis mis en colère, faisant valoir que je disposais de trois comptes chez elle. Elle finit par accepter, via un découvert sur chacun de ces comptes (j'ai l'habitude de négocier des lignes, pour acheter des collections, lorsqu'elles se présentent).
Les moyens du développement
Installé dans ses murs, Dominique Malartre doit penser à les aménager. N'ayant pas sollicité de prêt global achat + travaux, ce qui est peut-être une erreur, et après de nouvelles difficultés rencontrées auprès de la banque d'un ami collectionneur, il prend connaissance, par l'intermédiaire du CGA 13, d'un prêt nouveau réservé aux Très Petites Entreprises pour financer leur développement. Un prêt limité à 200 000 F, susceptible de couvrir les deux tiers du devis d'aménagement. Il en parle à son Expert-Comptable qui l'aide à constituer son " DBN ", Dossier bancaire normalisé. " Un dossier épais, précise-t-il : marchand de jouets anciens, les banques, connaît pas ! ". Heureusement, l'Expert-Comptable était là pour lui conseiller de joindre coupures de presse et autres catalogues, les statistiques du CGA 13 faisant le reste.
Finalement, grâce à ce document complet, et à la caution de la Socama, le dossier a fini par se débloquer grâce à un prêt de la BPPC. " Je paie 4 200 F par mois sur 7 ans, se réjouit notre commerçant ; autant dire, l'équivalent d'un loyer ".
M. Malartre est donc le premier à vérifier l'intérêt du " DBN ", que Christiane Company, Présidente du CGA 13 et Jacques Rocca-Serra, Président du Conseil régional de l'Ordre des Experts-Comptables, qualifie de " trait d'union " indispensable vers le financement de la TPE et d'instrument de " synergie " propre à sortir l'entrepreneur de son isolement.
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