La Population du CGA 13


* 840 Membres Correspondants
* 7 201 Adhérents


REPARTITION PAR SECTEUR D'ACTIVITE :

Les Adhérents du Centre sont répartis en
4 secteurs d'activité :

AGRICULTEURS : 1,5 %
ARTISANS : 43 %
COMMERCANTS : 38 %
PRESTATAIRES : 16,3 %

REPARTITION GEOGRAPHIQUE :

Les Adhérents du Centre sont essentiellement dans les Bouches du Rhône :


BOUCHES DU RHONE : 86 %
* MARSEILLE : 43 %
* HORS MARSEILLE : 43 %


HORS BOUCHES DU RHONE : 14 %
* VAR VAUCLUSE : 6 %
* CORSE : 5 %
* AUTRES : 3 %



Répartition des Adhérents du CGA 13 par tranche d'âge


















Classement des Adhérents par tranche d'âge :
* Moins de 20 ans : 0,20 %
* De 20 ans à 30 ans : 5,30 %
* De 31 à 40 ans : 24,54 %
* De 41 à 50 ans : 31,10 %
* De 51 à 60 ans : 31,00 %
* De 61 à 70 ans : 6,40 %
* Plus de 70 ans : 1,50 %


Classement des Adhérents par ancienneté au CGA 13:
* De 0 à 1 an d'ancienneté : 23 %
* De 2 à 5 ans d'ancienneté : 32 %
* De 6 à 10 ans d'ancienneté : 19 %
* De 11 à 15 ans d'ancienneté : 15 %
* De 16 à 20 ans d'ancienneté : 8 %
* De 21 à 25 ans d'ancienneté : 3 %

Rencontre avec un Adhérent : Dominique Malartre

Le collectionneur et les financiers
Collectionneur, depuis tout petit, de voitures miniatures, Dominique Malartre a fait de sa passion son métier.

Ayant pendant longtemps parcouru, à travers toute la France, les bourses d'échange, salons d'exposition et autres concentrations dans le domaine des jouets anciens pour garçons (voitures à l'échelle 1/43e, trains avec leur décor complet …), il veut désormais avoir pignon sur rue. Trouvant, voici trois ans, une petite vitrine au 12 cours Lieutaud à Marseille, il se dit qu'elle fera son affaire. Juste derrière, il crée son petite magasin, d'à peine 12 mètres carrés, à l'enseigne " Caprice 43 ". Armé de modestes ambitions, il décore la devanture, espérant glaner ça et là un client tout en continuant de traiter, sur place cette fois, avec les gens qu'il rencontrait durant sa période itinérante. " En fait, confie-t-il à CGA 13 Actualités, ma vitrine a séduit de nombreux curieux, au sens positif, et attiré une nouvelle clientèle, si bien que, rapidement, je me suis senti à l'étroit. Le local contigu de 30 mètres carrés étant disponible, j'ai décidé de l'acquérir au prix modique de 145 000 F.

Compromis en mains, Dominique Malartre va éprouver quelques difficultés de communication avec sa banque. " Je disposais d'une capacité d'autofinancement de 350 000 F que je préférais conserver. Ma demande fut examinée au bout de trois semaines. La banque exigeait de ma part un apport personnel et l'octroi de lourdes garanties. Je lui ai donc proposé de ne me prêter que 100 000 F. Nouveau délai d'attente : 15 jours. N'en pouvant plus - la signature de l'acte chez le notaire approchait à grands pas - je me suis mis en colère, faisant valoir que je disposais de trois comptes chez elle. Elle finit par accepter, via un découvert sur chacun de ces comptes (j'ai l'habitude de négocier des lignes, pour acheter des collections, lorsqu'elles se présentent).

Les moyens du développement
Installé dans ses murs, Dominique Malartre doit penser à les aménager. N'ayant pas sollicité de prêt global achat + travaux, ce qui est peut-être une erreur, et après de nouvelles difficultés rencontrées auprès de la banque d'un ami collectionneur, il prend connaissance, par l'intermédiaire du CGA 13, d'un prêt nouveau réservé aux Très Petites Entreprises pour financer leur développement. Un prêt limité à 200 000 F, susceptible de couvrir les deux tiers du devis d'aménagement. Il en parle à son Expert-Comptable qui l'aide à constituer son " DBN ", Dossier bancaire normalisé. " Un dossier épais, précise-t-il : marchand de jouets anciens, les banques, connaît pas ! ". Heureusement, l'Expert-Comptable était là pour lui conseiller de joindre coupures de presse et autres catalogues, les statistiques du CGA 13 faisant le reste.
Finalement, grâce à ce document complet, et à la caution de la Socama, le dossier a fini par se débloquer grâce à un prêt de la BPPC. " Je paie 4 200 F par mois sur 7 ans, se réjouit notre commerçant ; autant dire, l'équivalent d'un loyer ".
M. Malartre est donc le premier à vérifier l'intérêt du " DBN ", que Christiane Company, Présidente du CGA 13 et Jacques Rocca-Serra, Président du Conseil régional de l'Ordre des Experts-Comptables, qualifie de " trait d'union " indispensable vers le financement de la TPE et d'instrument de " synergie " propre à sortir l'entrepreneur de son isolement.

Rencontre avec une Adhérente : Irène Tourrasse-Camoin

Le tarot de Marseille conjugue tradition et modernité
L'histoire des tarots marseillais et de la Maison Camoin ressemble à une saga. Le célèbre cartier marseillais a laissé à sa ville un patrimoine unique qu'on nous envie de par le monde. Et le monde aujourd'hui en ligne ne se prive pas d'en redemander.

La dernière saga de maîtres cartiers marseillais est celle de la famille Camoin, dont l'histoire commence en 1760. C'est au XVIIIe siècle également que Nicolas Conver et ses célèbres bois apparaissent dans le cercle des fabricants de cartes phocéens. Au XIXe siècle ne subsistent à Marseille que deux cartiers dont Jean-Baptiste Camoin, successeur de Conver. Il restera seul sur la place en 1878. Installé rue d'Aubagne, il déménage à la Capelette en 1886 où son usine, la plus ancienne de la ville, fabriquera jusqu'à un million de jeux par an (45 % du marché national), employant plus de trois cents personnes avec une vocation déjà mondiale et un savoir-faire reconnu (médaille d'argent de l'exposition universelle de 1900, diplôme de l'exposition coloniale en 1906). Un développement qu'elle devra pour beaucoup à la descendance : Antoine, puis Denis Tourrasse-Camoin, qui reprend le flambeau en 1960 mais disparaît tragiquement dans un accident en 1971. C'est la fermeture.

L'aventure de l'édition et celle d'Internet
La famille Tourrasse-Camoin lègue le patrimoine de l'entreprise aux musées de Marseille (Maison Diamantée). Mais voilà que Philippe, fils d'Irène Tourrasse-Camoin, s'attèle durant quatre ans, aidé d'Alexandre Jodorowsky, à un travail titanesque : la restauration du tarot de Marseille et des symboles qui lui font défaut, puisant jusqu'au temps reculé des illettrés qui se servaient des cartes pour transmettre leurs émotions. Le résultat est édifiant. Une pure merveille. Le tarot de Marseille entre une nouvelle fois dans l'histoire. Ses enseignements sont aussi bien sociologiques ou religieux que scientifiques (lire de Robert Vincent : " La géométrie du nombre d'or ").

Fort de cette œuvre magnifique - labellisée depuis " 26e Centenaire " et exposée avec grand succès à la Maison de l'Artisanat du 27 mars au 19 mai derniers - Alexandre Jodorowsky propose à Irène Tourrasse-Camoin de tenter l'aventure de l'édition, ce qu'elle accepte en 1998. Et l'aventure vaux d'être vécue. A la tête de sa petite Sarl, véritable micro-entreprise, Mme Tourrasse-Camoin commercialise le tarot restauré, fabriqué en Belgique, par Carta Mundi. Son succès est immédiat. Le jeu est traduit en six langues. " Nous vendons aussi des produits dérivés, tels que cartes postales ou posters 30x40 ", explique l'Adhérente du Cga 13, grâce auquel elle a suivi une formation en informatique. " Cela m'a beaucoup aidée, notamment dans mon projet d'ouverture d'une boutique virtuelle sur Internet ". Créé voici un an, le site de la société Camoin, exprimé en français, en anglais et en espagnol, représente déjà 40 % des ventes. Mexique, Japon, Etats-Unis sont très demandeurs de tarots et autres produits ésotériques. Les règlements des commandes sont effectués en ligne, directement sur le site sécurisé de la banque. Et pour les clients nouveaux, un plafond d'achat est fixé à
1 000 F.

Une passionnée
" Nous ne déplorons à ce jour aucun impayé ", certifie Irène Tourrasse-Camoin qui ne néglige pas pour autant la distribution plus " traditionnelle " : elle se fait par l'intermédiaire d'un distributeur qui, dans toute la France, visite les Fnac et les librairies ésotériques ; bientôt, il visitera aussi les autres librairies traditionnelles, en proposant un livre d'accompagnement.

Qui achète des tarots marseillais ? Des Marseillais, certes, mais aussi et surtout de nombreux étrangers, en particulier de Méditerranée, du Moyen-Orient, ou encore d'Indonésie … Il s'agit majoritairement de particuliers. Les autres sont surtout des revendeurs. Tous, sans exception, sont émerveillés par l'exceptionnelle qualité du produit et sa valeur patrimoniale qui s'accommode fort bien d'un mode de distribution difficilement imaginable au XVIIIe siècle.